vendredi 23 novembre 2012

Dernier jour !!!


Eh oui, le périple se termine ;-((
Dernier hôtel, derniers kilomètres, derniers contacts avec cette vie grouillante, ces sons, ces odeurs …
Au programme, sur la route nous ramenant de Hassan vers Bangalore, visite d'un temple Jaïn.

Le jaïnisme est une forme de religion, née à la même époque que le bouddhisme, qui donne une grande importance à la vie sous toutes ses formes.
Les Jaïns suppriment ainsi de leur nourriture toute viande, tout poisson, les œufs, le miel, l’eau non filtrée (les microbes étant des êtres vivants !) ainsi que les plantes à racines (des animaux pourraient être tués quand on les arrache !) ; ils ouvrent des hôpitaux pour animaux, sont adeptes de la non-violence (Gandhi a été influencé par ces pensées sans être un adepte du jaïnisme) et croient à une vie sans fin, passant par la réincarnation et l’écologie.
Les plus extrémistes vivent entièrement nus. On ne les trouve que dans certaines régions, ils ne représentent que 0,4 pour cent des fidèles en Inde mais ont une grande influence dans la politique et l'économie du pays.
Nous voici donc au pied des 640 marches qui mènent au temple et à sa statue géante.







Cet exercice pour le moins sportif est l'occasion de rencontrer plusieurs groupes et familles d'indiens, tout heureux de parler avec nous et de poser. Promesses faites de nous adresser les clichés par Internet.



Ce n'est pas le tout, il nous faut à présent redescendre !



Avant de repartir vers l'aéroport, il nous faut acheter – et déguster ! - notre traditionnel repas de midi, à savoir les délicieuses bananes.


En chemin, nous nous arrêtons pour voir, dans un atelier artisanal, la transformation de la canne à sucre en mélasse.


Toutes les bonnes choses (et ce grand voyage l'a été par bien des côtés) ont une fin ! Remerciements et adieux à Sureesh, notre dévoué et efficace chauffeur, qui va avoir quelques jours de repos auprès de sa femme et de son bébé avant de repartir sur les routes du Kerala avec d'autres touristes à la fin du mois. Encore merci Sureesh ;-)

Enregistrement des bagages, passage à la fouille, cartes d'embarquement, délestage de nos dernières roupies aux Duty Free shops, et montée dans le grand oiseau blanc qui après 3 heures de retard et 11 heures de vol nous ramène vers nos pénates.

Il est trop tôt pour tirer des conclusions de cette quinzaine extraordinaire à tous les sens du terme. Nous y reviendrons dans un prochain article. Pour le moment, nous sommes entre un tourbillon d'images et de souvenirs et un retour à notre quotidien qu'il va bien falloir assumer ...

mardi 20 novembre 2012

Visions en rouge et bleu

2 temples au programme aujourd'hui, au demeurant très intéressants et couverts de magnifiques sculptures.
Mais c'est plutôt de pub que nous voudrions d'abord parler.
Nous avons déjà évoqué les immenses panneaux placés en général peu avant l'arrivée dans une ville, et qui présentent essentiellement des produits liés à la dot : bijoux,saris, ... Mais on voit également  des affiches  pour les films (Sandalwood - bois de santal - pour les films réalisés dans la région de Mysore), les restaurants, les motos, les parcs d'attraction …




Les affiches politiques aussi sont très nombreuses. 


En ville, sur les immeubles, c'est aussi publicité à tous les étages.



Dans les campagnes, surtout ici autour d'Hassan, les maisons offrent souvent leur mur le plus exposé à la vision à partir de la route à une publicité géante.



Mais la palme revient sans conteste à l'opérateur de téléphonie mobile Vodafone, qui a réussi à investir tous les espaces possibles en Inde du Sud.
Arrêts d'autocars, boutiques, et même feux rouges et guérites des policiers de la circulation, tout est promis au rouge, avec lettres ou / et logo blanc.










A tel point que les concurrents, comme Airtel, ont souvent choisi les mêmes couleurs. Seules les publicités pour le secteur Communications de l'immense consortium Tata sont à dominante bleue.

Bleu, c'est aussi la couleur de l'uniforme des jeunes élèves de l'école primaire que nous avons eu la chance de visiter. 


C'est une école publique gérée par  le gouvernement. Les élèves, très enthousiastes et disciplinés, nous ont accueillis chaleureusement. Ils ont dansé pour nous (séquence tournée en vidéo), répondu à nos questions en anglais, et sont restés très sages à la demande de leur enseignant quand nous sommes passés voir leurs travaux d'art plastique dans la salle voisine. Le rêve pour  nos collègues hexagonaux qui ont de plus en plus de difficultés à pratiquer leur métier dans des conditions correctes. Ici, pas de bureau, on est assis sur une planche à même le sol, on a un uniforme payé par le gouvernement, ce qui évite  tout problème d'ostracisme vestimentaire. Pas d'ordinateur, pas d'Internet, mais un enseignement convivial et respectueux qui nous laisse rêveurs ...




Dernier article mis en ligne d'Inde. Decollage ce soir pour la France. Mais le blog continuera a notre retour ; n'hesitez pas a laisser vos commentaires, ici ou par mail.
A tres bientot (clavier anglais pour ces dernieres lignes !)

lundi 19 novembre 2012

En ville, les petits métiers


Nous voici à Mysore, ville agréable aux artères larges et aux nombreux jardins.
L’occasion de faire une petite revue de ce que l‘on peut trouver comme activités artisanales et commerciales dans les villes et villages.
La plupart des images ont été prises aujourd’hui, quelques –unes les jours précédents.

Dans les rues, à part le long des grandes artères où l’on peut voir quelques boutiques ressemblant à ce que nous avons l’habitude de voir chez nous, c’est essentiellement une succession de petites échoppes où l’on vend tout et n’importe quoi, le plus souvent en petite quantité. Et c’est bien sûr aussi la vente directe sur le trottoir.


Petits fagots de bois et bouse de vache séchée, très utile comme combustible, comme insecticide et, dans les campagnes, ... pour nettoyer le parterre !

 




Les artisans travaillent dans des ateliers largement ouverts, ou à même le trottoir.



Très nombreux sont les marchands de boissons et de nourriture.




La circulation est dense et ininterrompue.



Les rickshaws attendent les clients, puis circulent à vive allure

Au marché de Mysore, institution vieille de plusieurs siècles, on trouve beaucoup de fruits et légumes (l’Inde du Sud compte 14 variétés de bananes) dont certains nous sont parfaitement inconnus. Et il y a bien sûr beaucoup de fleurs tressées pour les guirlandes, les mariages, les coiffures des dames, … Mais il y a aussi les cheveux naturels que certaines femmes ont vendu pour faire des extensions destinées à des plus favorisées qu’elles.




Couleurs pour faire des aquarelles





Cheveux pour extensions